DURÉE MOYENNE D'UN MANDAT PRÉSIDENTIEL EN AFRIQUE

DURÉE MOYENNE D'UN MANDAT PRÉSIDENTIEL EN AFRIQUE

De gauche à droite : Idriss Debit, Paul Biya, Joseph Kabila, Denis Sassous Nguesso, Edourdo Do Santos

Durée moyenne d’un mandat présidentiel en Afrique et son impact sur le sous développement en Afrique avec une conséquence « de l’immigration économique »

Le développement, dit Amartya Sen[1], prix Nobel d'économie 1998, doit être compris comme le processus d'expansion des libertés réelles dont jouissent les êtres humains dans la sphère privée ainsi que dans les sphères sociales et politiques. Par conséquent, le défi du développement consiste à éliminer les différents types de non-liberté, y compris la faim, la misère, la tyrannie, l’intolérance, la répression, l'analphabétisme, le manque de soins de santé, la protection de l'environnement et la liberté d'expression, limitant ou niant l'individu, l'homme ou la femme, l'opportunité et la capacité d'agir selon la raison et de construire la vie qu'il ou elle préfère.

La plupart des Etats Africains ont accédé à l’indépendance politique autour des années 6O ans, excepté le Liberia en 1848. Le Royaume de Maroc, a eu son indépendance en 1955, et fait partie de l’Afrique Magrébine (Tunisie, Libye, Algérie).

La durée moyenne d’un mandat, varie entre 25 ans et deux ans, valeur maximum et minimum. Les deux extrêmes ont une signification politique bien claire. La durée moyenne de 25 ans d’un mandat s’interprète en dictature et ses conséquences sur le tissu sociales. La durée de 2 ans se traduit en instabilité qui fragilise le système économique et social, indice de corruption massive et immigration économique croissante.

La durée raisonnable devrait être de cinq ans avec deux mandats non recouvrables, pour deux raisons fondamentales suivantes :

  • par la réalisation de programme économique tenu lors de la campagne électorale ;
  • pour éviter la corruption et le clientélisme.

La situation actuelle où les actuels Présidents de certains pays de l’Afrique au Sud du Sahara  se confectionnent la constitution à travers la manipulation de referendum et la tricherie aux urnes, justifient la volonté de s’éterniser au pouvoir, jusqu’à se fonder une dynastie familiale.

On souligne que la durée moyenne d’un mandat est relevée dans cette étude à 25 ans, qui correspondent à cinq mandats de cinq ans dans les démocraties occidentales. Un tel pouvoir échappe fatalement aux décideurs politiques et occasionne  la corruption, la dispersion de ressources limitée d’une nation, et les conséquences directes sont identifiées dans la faillite de la politique publique et l’immigration massive de la main d’œuvre active.

Dans cette étude, on essaye de démontrer l’existence d’une corrélation directe entre la durée moyenne de l’alternance politique et l’indice de développement humain. Notre observation évidence le coefficient de corrélation simple qui a une valeur de 0,137, qui explique l’intensité de la relation linéaire entre le manque d’alternance politique et le développement humain.  L’histogramme construit en bas, indique l’IDH aux valeurs oscillantes entre 0,4 3 pour tous les pays Africains, sauf l’Algérie qui arrive à 0,73

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